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Auteur Sujet: La Cigogne orientale - Ciconia boyciana  (Lu 3432 fois)

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22 juillet 2009 à 11:40:04
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Cigogne orientale - Ciconia boyciana



Classe : Oiseaux

Ordre : Ciconiiformes

Famille : Ciconiidae

Genre : Ciconia

Espèces :
Ciconia abdimii
Ciconia boyciana
Ciconia ciconia
Ciconia episcopus
Ciconia maguari
Ciconia nigra
Ciconia stormi

Longueur : 115 cm

Envergure : 200 cm

Poids  : 5 kg

Longévité :  + / -  25 ans

Nom scientifique : Ciconia boyciana

Synonymes : Cigogne à bec noir, ou Cigogne blanche de Corée, ou Cigogne blanche du Japon (Kounotori),  コウノトリ (japonais ), 东方白鹳 (chinois)

Numéro de bague


Caractères distinctifs :

La Cigogne orientale est un grand échassier, une des plus grandes de l’espèce, avec sa cousine la cigogne blanche.
Son plumage est blanc sur tout le corps, hormis la partie inférieure de l’aile qui est noir, terminé par des plumes blanches à liseré noir.
Elle a de très longues pattes rouges-roses aux 4 doigts en partie palmés, le dernier légèrement surélevé.
La tête est blanche, avec des yeux gris clairs entourés d’une fine caroncule rouge en forme d'amande.
Le bec noir est plus long que la tête, il est pointu, droit et puissant en forme de poignard.

Habitat :

Elle niche en Asie, dans le sud-est de la Sibérie, en Corée, au nord-est de la Chine et dans le nord de la Russie.
Elle hiverne au nord de l’Inde, au sud-est de la Chine et Hainan, en Corée et au Japon..
Elle est absente en Mongolie et disparue en tant qu’oiseau nichant au Japon et en Corée, mais un plan de repeuplement est en cours actuellement.
Les cigognes orientales occupent des territoires qui comprennent toujours un plan d’eau ou une rivière, dans les plaines et les forêts de l’Asie ainsi que dans les régions marécageuses.


Alimentation :

La cigogne orientale est carnivore, son régime comporte des poissons (loches), mollusques, crustacés, insectes et larves aquatiques, des batraciens comme des grenouilles, des têtards, ou encore des écrevisses et des escargots  ...
Sur terre ferme, elle ne dénigre pas quelques rongeurs, des oisillons, des insectes et même des reptiles…
Que ce soient dans les champs cultivés ou dans les lacs et les étangs, elles consomment une grosse partie des insectes nuisibles et des excédents de poissons, ce qui en fait un hôte de choix pour la préservation et le maintien de l’équilibre écologique.
L’entretien de son plumage et la recherche de nourriture sont sa principale activité, elle ingurgite jusqu’à 500 g par jour.
Mais c’est surtout durant la période de reproduction, au moment de nourrir les petits que la durée de chasse est la plus longue, le couple passe près de 11h pour ce faire.
Les aliments une fois ingérés stagnent un moment dans le jabot afin d’être ramollis pour ensuite être digérés.
Les parties indigestes comme les poils, les débris végétaux ou les morceaux de carapaces seront rejetés sous forme de boulettes 12 à 15 heures après avoir été avalées.
Aucune trace d’os, les sucs gastriques les ont complètement digérés.

Reproduction :

Le nid est une grande plate-forme bâtie en hauteur des grands arbres, faite de branchages et tapissée en son centre de végétaux.
Parfois il leur arrive de nicher plus près de l’homme, sur les toits, les cheminées, les pylônes électriques ou sur le clocher des églises, tant que la vue reste bien dégagée.
Le couple est monogame et uni pour la vie.
Le nid est construit par le mâle tout d’abord, car celui-ci rentre de migration en premier et sera terminé par le couple ensuite
Il invite alors la femelle à partager le nid et commence alors la parade nuptiale, des claquements de bec, des renversements de tête sur le dos, des caresses, parfois de petits désaccords aussi.
Viennent ensuite les acrobaties dangereuses, la femelle se tient debout et le mâle la chevauche en tentant de tenir son équilibre.
La femelle pond entre 2 et 5 œufs à 48h d’intervalle qui seront couvés alternativement par le couple durant 30 à 40 jours dès la ponte du 1er œuf.
Les naissances seront décalées et les premiers nés aident les suivants à casser leur coquille.
Les petits naissent avec un duvet gris clair, les pattes sont noires et le bec est gris.
La caroncule autour de l'oeil est déjà bien visible et orangée.
Plusieurs fois par jours les parents ramènent la nourriture qu’ils régurgitent dans le nid et ce sont les plus robustes qui se servent, les plus faibles meurent de faim ou sont mangés par leurs ainés.
Les petits sont nidicoles et dépendent donc totalement des parents.
Vers 4 semaines, ils s’entrainent à battre des ailes même sans plumes.
Ils ne commenceront à voler qu’à l’âge de 10 semaines, en faisant d’abord l’hélicoptère sur le nid, avant de prendre leur réel envol du nid au sol et vice versa.

Comportement

Ce sont des oiseaux qui vivent en colonie, sauf en période de reproduction.
En vol, contrairement au héron, elle se déplace le cou tendu, les pattes étirées vers l’arrière, dépassant largement de la queue.  Elles planent, les ailes tendues et immobiles, en vol battu ou vol plané.
Durant la période migratoire, elle se sert des courants aériens chauds pour l’aider à franchir de longues distances.


Chant :

La cigogne est muette ou presque car elle n’a pas de syrinx assez développé.
Elle claque du bec, donnant l’impression de bruits de castagnettes.

Informations complémentaires sur l'espèce dans le monde :   

La cigogne orientale est une espèce très menacée, il n’en reste plus que 2000 environs dans toute l'Asie.
La pollution, les pesticides provenant des rizières ont tué les poissons dont elles se nourrissent, les pylônes électriques et la dégradation de son habitat sont les principaux facteurs de déclin de l’espèce, la seconde guerre mondiale lui a été fatale à cause de déboisement des grands pins où elle nichait.
En 1955 le Japon l’a déclarée protégée et en 1956, la cigogne orientale a été déclarée Monument Naturel Spécial.
La population a peu à peu augmenté grâce à l’incubation artificielle et la remise en liberté par la suite de plusieurs oiseaux.
En 1985 la Russie offre 6 cigogneaux au Japon, en 1989 4 cigogneaux sont nés en captivité.
En 1999 toute une région leur a été réservée pour les aider à se reproduire dans la tranquillité et en 2002 on en comptait déjà plus de 100.
En 2003 un programme de réinsertion dans la nature pour les cigogneaux nés en captivité a été mis en route.
Tout le pays s’est mobilisé pour la réinsertion de la cigogne orientale, creuser des zones d’eau peu profondes, une culture plus adaptée et biologique dans les champs, une modification des méthodes d’agricultures, l’apport de poissons à foison dans les points d’eau entre les rizières, et la réimplantation des pins dans les régions forestières.
Le 24 septembre 2005, 5 cigogneaux nés en captivité on été libérés, marquant ainsi la première étape de la réinsertion des cigognes à l’état sauvage.
Le parc Paradisio en Belgique participe à la conservation de la Cigogone orientale.

Informations complémentaires en élevage :
Vermifuge en mars et octobre



Vidéo d'une Cigogne orientale sur son nid : http://ibc.lynxeds.com/video/oriental-white-stork-ciconia-boyciana/bird-preening-its-nest

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« Modifié: 05 mai 2011 à 20:09:29 par Plume d eau »
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22 juillet 2009 à 12:08:32
Réponse #1
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J'aime bien quand il y a des photos comme ici  (bisou)
Tout ce qui n'est pas partagé est perdu...


22 juillet 2009 à 13:24:06
Réponse #2
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